Le Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs a rendu visite à la Ville de Nice, les 21 et 22 juin 2013 . Il a rencontré Monseigneur Louis Sankalé, évêque de Nice le vendredi 21 juin
Le samedi 22 juin à 11 h, il a célébré la messe, en présence des confréries de pénitents, dans un monastère de Cimiez dont les travées étaient toutes occupées.
Il a ensuite déposé une gerbe devant le buste du bienheureux Jean Paul II, avant de procéder à une bénédiction dans les Arènes de Cimiez.
Voici quelques éléments biographiques relatifs à notre illustre visiteur :
Francesco Coccopalmerio est né le 6 mars 1938 à San Guliano Milanese, village lombard de 1000 habitants. Il a reçu le baptême le 14 mars. Sa mère, Joséphine Ceppi, était originaire de Sernio en Valteline, et son père, Albert, originaire de Scone dans les Abruzzes.
Son titre cardinalice est cardinal Diacre de San Giuseppe de Falegnami église romaine. Il est président du Conseil pontifical pour les textes législatifs depuis le 15 février 2007.
Le prêtre : Après avoir suivi les cours du collège Busto Arsizio de Varese, il obtient son baccalauréat puis entre au séminaire. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1962 à Milan par Giovanni Montini, futur Paul VI et alors archevêque de Milan. Il occupe différents postes pour l’archidiocèse de Milan jusqu’en 1993.
L’évêque :
Le 8 avril 1993, le pape Jean-Paul II le nomme évêque auxiliaire de Milan et lui donne le titre d’évêque in partibus de Coeliana. Il est consacré par le cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan, le 22 mai de la même année. Le 15 février 2007, Benoît XVI l’élève à la dignité d’archevêque et le nomme président du Conseil pontifical pour les textes législatifs où il succède au cardinal Julián Herranz Casado qui, ayant dépassé la limite d’âge, se retire.
Le Cardinal :
Créé Cardinal par Benoît XVI le 18 février 2012 avec le titre de Cardinal Diacre de San Giuseppe dei Falegnami (Saint Joseph des charpentiers) dont il est le premier titulaire.
Le juriste
Après une année d’enseignement au petit séminaire Masnago (Varese), il obtient une licence en théologie en 1963. Envoyé à Rome pour se spécialiser en droit canonique, il fréquente la Faculté de droit canonique à l’Université pontificale grégorienne, et obtient sous la direction du jésuite Wilhelm Bertrams, un doctorat grâce à sa thèse intitulée « La participation des non-catholiques au culte de l’Eglise la pratique et la doctrine catholique du Saint-Siège depuis le début du XVIIe siècle à nos jours. » Dans le même temps, il s’inscrit à l’Académie pontificale de saint Alphonse, obtenant en 1970 le diplôme de spécialisation en théologie morale. Il a ensuite fréquenté la faculté de droit de l’Université catholique du Sacré-Cœur à Milan, où il obtient son diplôme en 1976 avec le professeur Orio Giacchi.
Il est professeur de droit canon à la faculté de théologie de l’Italie du Nord de 1966 à 1999. En 1981, il devient également professeur à la faculté de droit canon de l’Université pontificale grégorienne.
Le Conseil pontifical pour les textes législatifs est un organisme de la curie romaine, un des onze conseils pontificaux il a pour fonction de veiller à la bonne compréhension du code de droit canonique publié le 23 mai 1917.
Jean XXIII, en 1963, confie à une commission la charge de travailler à la réforme du code de droit canon demandé par le concile Vatican II. Le conseil prend son nom actuel en 1988 dans le cadre de la constitution apostolique Pastor Bonus.
Fonctions du conseil
Interprétation « authentique » des textes législatifs, en accord avec la doctrine de l’Église, et donc par un travail constamment en lien avec la congrégation pour la doctrine de la foi.
À ce titre, le conseil publie des « déclarations » ou des « notes explicatives ».Une aide technique pour l’ensemble des autres dicastères de la curie romaine. Le contrôle, en particulier sous l’aspect juridique, des textes publiés par les conférences épiscopales. Le contrôle et la vérification des lois particulières émanant des institutions législatives inférieures, en vertu de la compétence universelle du souverain pontife en matière de juridiction. Toute autre mission confiée par le pape. Enfin, le conseil à la charge d’organiser séminaires et symposium de réflexion autour de la loi de l’Église. Le Conseil publie la revue Communicationes, semestrielle, qui publie des actes et documents de particulière importance juridique.
Le conseil se compose de seize cardinaux latins, un patriarche oriental, et deux évêques résidents (un oriental et un latin).

