Cathédrale Sainte Réparate

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Sainte-Réparate

Patronne de notre basilique-cathédrale, cette jeune martyre est aussi patronne de la ville de Nice et du diocèse. Originaire de Césarée de Palestine, Réparate serait morte en 250, à l’âge de 15 ans, lors des persécutions de l’empereur romain Dèce. On aurait tenté de la brûler vive mais elle fut sauvée par une averse opportune. On lui fit ensuite boire de la poix bouillante, mais une fois de plus elle survécut. Finalement, elle fut décapitée et son corps placé dans une barque, fleurie de mousse, de roses, de lis et de palmes et guidée par une colombe qui dériva sur la Méditerranée. L’embarcation atteignit ainsi les côtes de Nice et fut ramenée sur le rivage par des anges, donnant  ainsi son nom à la célèbre baie. Vers 1690, un notable niçois, Rostaing Raimbald, aurait rapporté  d’un voyage à Florence en Italie des reliques de la  sainte qui furent ensevelis dans une chapelle située  à l’emplacement du Vieux Nice actuel avant d’être déposés dans la cathédrale en 1690.

Son culte existe à Nice depuis le XI° siècle, dans une chapelle qui dépendait de l’abbaye de Saint-Pons (actuellement l’hôpital Pasteur) où  elle est implorée pour protéger les populations  contre la peste et le choléra.

Aujourd’hui, beaucoup de Catholiques la prie pour qu’elle intercède en faveur des jeunes. Au XVII° siècle  sa renommée est telle qu’elle est choisie comme Patronne de la ville et du diocèse Sa fête est célébrée avec beaucoup de ferveur le dimanche proche du 8 octobre et le maire de la ville renouvelle le vœu …

Dans la première moitié du XVIe siècle, une série d’actes entérine le transfert du siège de la cathédrale, depuis la colline du château jusqu’à sainte Réparate. En 1590, lors d’une cérémonie officielle, sous la présidence de l’évêque Pallavicini et en présence du duc de Savoie, elle est reconnue comme « chiesa-cattedrale » succédant à Sainte Marie Chateau. Jugeant l’édifice trop petit, l’évêque Didier Palletis confie en 1649, à l’architecte Jean-André Guibert, la construction d’un édifice plus en rapport avec l’importance de la ville.

Monseigneur Provana consacre la nouvelle cathédrale de Nice en 1699. Au XIXème siècle, des remaniements furent apportés avec l’ouverture d’une nouvelle porte et la réalisation des fonds baptismaux en 1850. En 1902-1903 furent ajoutés les deux absides de part et d’autre du chœur. Le dôme orné de tuiles vernissées en écailles du XVIII est chapeauté d’un lanternon reproduisant la même figure architecturale. Le campanile a été terminé en 1757, sous l’évêque Cantono.

Description

  • Extérieure

Originellement rectangulaire et orientée vers le nord, la cathédrale est reconstruite sur le modèle de l’église Sainte-Suzanne de Rome : un plan en croix latine, orientée vers l’est, avec une coupole, aux tuiles de couleur vernissées à la mode génoise, à la croisée du transept. Le bâtiment est de style baroque. Depuis son édification, plusieurs remaniements ont été faits : un campanile, construit entre 1731 et 1757, a été ajouté, masquant partiellement la coupole ; une façade baroque a été plaquée sur la façade originale entre 1825 et 1830 et enfin, entre 1900 et 1903, une abside a été ajoutée de chaque côté du chœur.

  • Intérieure

L’intérieur, également de style baroque, compte dix chapelles : la Madone-des-Sept-Douleurs, la Crucifixion, Sainte-Rose-de-Lima, Saints-Alexandre-et-Barthélémy, Saint-Sacrement, Sainte-Rosalie et la Vierge, Saint-Joseph, Sainte-Réparate, les Quatre-Martyrs-Couronnés et Saint-Jean-Baptiste. Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, ces chapelles appartenaient à des particuliers ou à des corporations qui avaient pour charge de les entretenir. Le maître-autel est surmonté d’une représentation de la Gloire de Sainte Réparate, vierge martyre dont les restes reposent dans la cathédrale depuis 1690.

Les orgues

Article détaillé : Orgues de la cathédrale Sainte-Réparate de Nice.

Trois orgues sont présents dans le cathédrale. Les grandes orgues sont placées au-dessus du narthex, sur une tribune. L’orgue de chœur est placé à gauche du transept et l’orgue de la chorale dans la salle de répétition.